"J'ai décidé d'être heureux parceque c'est bon pour la santé"

VOLTAIRE.

La psychologie positive

La psychologie positive est l’étude scientifique des forces, du fonctionnement optimal et des déterminants du bien-être.  Ce champ de la psychologie vise à mieux cerner ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Voici quelques thèmes de recherche fréquents dans la documentation scientifique de ce courant :

- Forces de caractère (valeurs en action);

- Espoir et optimisme;

- Sens et engagement;

- Motivation, passion, «flow»;

- Gratitude et émotions positives;

- Bonheur, bien-être, satisfaction, résilience (leurs déterminants);

- Auto-détermination, auto-efficacité;

- Pleine conscience, créativité, sagesse, etc.

On considère que ce mouvement a été officiellement lancé en 1998 par un discours de Martin Seligman, alors président de l’American Psychological Association. Il a soutenu que la psychologie avait consacré trop exclusivement ses efforts sur la maladie mentale, négligeant l'autre extrémité du spectre soit le fonctionnement optimal, le sens et le bonheur. Or, par ses arguments et son influence (création de prix, de fonds de recherche et de revues savantes), Seligman a ouvert la voie à de nombreuses recherches scientifiques dédiées à mieux comprendre la nature et les déterminants de l’épanouissement humain .

Près d'une quinzaine d'années après sa création, ce champ continue de se développer et de s’organiser comme en témoigne la mise sur pied en 2007 de l’Association Internationale de Psychologie Positive, en 2009 de l’Association française et francophone de Psychologie Positive et, en 2012 de l’Association Canadienne de Psychologie Positive. Déjà, en 2005, plus de cinquante groupes de recherche impliquant plus de 150 universitaires dans diverses régions du monde s’intéressaient à ces thématiques[6]. Plusieurs dizaines d’universités américaines et européennes dispensent des cours sur la psychologie positive. L’engouement constaté dans les milieux académiques et dans la culture populaire a fait l’objet d’études systématiques récentes.  À titre d’exemple, les recherches scientifiques publiées annuellement sur le bonheur sont passées d’environ 200 pour l’année 1990-91 a plus de 1000 pour l’année 2008-2009.  Pour la résilience, on est passé d'environ 100 à près de 1600 pour les mêmes années.  Pour les forces de caractère, on est passé d'environ 100 à 800 publications, toujours lors de la même période.

S’intéresser à la psychologie positive ne consiste pas à se percevoir ou à observer le monde d’une manière idéalisée, comme au travers de lunettes roses. Il ne s’agit pas non plus de mettre de côté les connaissances acquises sur la souffrance psychique et sur les moyens d’y remédier. On considère plutôt qu’à côté des multiples problèmes et dysfonctionnements individuels et collectifs s’exprime et se développe toute une vie riche de sens et de potentialités. Tout comme il est important d'étudier avec rigueur les pathologies, il faut en faire autant pour mieux cerner les déterminants de l'épanouissement humain et le favoriser.

Source : Article inspiré de l'encyclopédie Wikipédia